Une liaison Montoir-Gijon et une seconde entre Le Havre et Vigo d'ici
la fin 2009. Après des années de réflexions, Dominique
Bussereau, secrétaire d'Etat chargé des transports et
Magdalena Alvarez Arza, ministre espagnole des Infrastructures, ont
signé vendredi une déclaration commune relative à
deux projets d'autoroutes de la mer entre la France et l'Espagne. L'objectif
de ces liaisons est de transporter par la mer des milliers de camions,
permettant ainsi de désengorger les axes routiers. Moyennant
des conditions « optimales de qualité de service, de régularité
et de coûts », le Secrétariat d'Etat aux Transports
estime que « Cette démarche est exemplaire de la politique
de report modal décidée par Jean-Louis Borloo et le Grenelle
Environnement. La France s'est en effet fixée comme objectif
de faire évoluer la part du fret non routier de 14% à
25% d'ici 2020 ». L'objectif de ces nouveaux services est de faire
face à la croissance continue des flux transpyrénéens
de marchandises, pour parvenir en quelques années à un
report modal de 100.000 poids lourds par an.
LDA, Grimaldi
et Acciona Trasmediterranea retenus
Le premier
dossier doit voir la mise en place d'un service entre le port de Nantes-Saint-Nazaire
et celui de Gijon. Au départ de Montoir, pour la France, cette
ligne est proposée par le Cercle pour l'Optimodalité en
Europe et est soutenue par le groupe français Louis Dreyfus Armateurs
et le groupe italien Grimaldi. Ce dernier pourra, notamment, fournir
la flotte nécessaire à ce service très cadencé,
qui pourrait comporter un départ toutes les 8 heures. L'autoroute
Transgascogne pourrait débuter son exploitation à la fin
de l'année.
Au même moment,
ou plus vraisemblablement en 2010, une autre autoroute de la mer devrait
être lancée entre Le Havre et Vigo puis, dans un second
temps, entre le port normand et Algésiras. Ce dossier est porté
par l'opérateur espagnol Acciona Trasmediterranea, qui dispose
déjà d'une ligne régulière entre Montoir
et Vigo (trois rotations hebdomadaires). Après sa mise en service,
Atlantica comporterait jusqu'à trois allers-retours par semaine.
Selon l'objectif
fixé par Dominique Bussereau et son homologue espagnole, dès
la première année de mise en service, 8 départs
hebdomadaires seront programmés à partir des ports français,
puis 14 départs hebdomadaires après montée en charge
des services. Afin d'assurer la réussite de ce projet, la France
et l'Espagne se sont engagées à apporter une subvention
de 30 millions d'euros sur une période de 5 ans.
Source
: Mer
et marine du 2 mars 2009