" Nous sommes très attentifs aux techniques
de ferroutage préconisées pour une traversée centrale
des Pyrénées qui rééquilibrerait les échanges
sur l'ensemble de la chaîne, celles-ci ne devant pas conduire
à renoncer aux infrastructures existantes et actuellement délaissées.
"
Comment interpréter
ces propos alambiqués tenus par le secrétaire Général
du CIAPP dans la lettre de l ' association ( extrait qui nous concerne
ci - dessous ) consacrée à la réalisation d ' une
Charte pour la protection des Pyrénées ???? !!....
Michel GEOFFRE, Président d'UMINATE 65, ancien secrétaire
général du CIAPP, tient des propos des propos étonnants
et assez inquiétants au sujet de Sinès (Port portugais),
propres à justifier des craintes chez certains écolos.
Il y a quelques mois, sur le site d ' UMINATE 65, nous pouvions y lire
une motion favorable à la TCP. Un texte ancien certes, mais que
le webmaster a " oubli " de supprimer...
Situation assez révélatrice
| Quelques
extraits de la position du CIAPP |
Le rôle du CIAPP est de prendre position, d'émettre
des avis et de promouvoir des actions dans tous les domaines concernant
la protection des Pyrénées.
Chaque année le CIAPP se réunit en séance
plénière et examine un point plus particulier des
préoccupations des associations et des populations pyrénéennes.
Ce colloque donne lieu à des Actes. Ainsi les deniers colloques
ont porté sur :
- L'étalement
urbain dans les Pyrénées (Llivia - 2005)
- Ressources
et Gestion de l'eau en Pyrénées (Sarremezan -
2004)
- Gouvernance
en Pyrénées, le rôle des Associations (Bellver
de Cerdanya - 2003)
- Développement
du Rail / Développement durable en Pyrénées
(Latour de Carol - Enveitg 2002)
- Conservation
des Habitats naturels en Pyrénées (Lès
- 2001)
- Avocat
d'Ours (Le Pla - 2000)
Dans le catalogue
de tunnels, de rocades, d'autoroutes (et même de pistes
!), qui nous est soumis, sans grand intérêt pour
le maintien d'un développement local, ce que nous devons
retenir, c'est la situation très préoccupante des
transports de marchandises à chaque bout de la chaîne.
Les deux voies de passage en Pyrénées, le Perthus
et Biriatou sont les deux premières du classement pour
le trafic de marchandises par poids lourds. Ce trafic transpyrénéen
dépasse depuis 1994 le trafic au travers les Alpes. Le
Perthus, tout comme les tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus,
ne peut pas absorber des pointes de 10 000 poids lourds par jour
! Le "tout-routier" est une solution sans issue et
les Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement
(APNE) consacrent leur force à une convergence européenne
pour le transport rail-route. Analysant tous les coûts
énergétiques, sociaux et environnementaux, les associations
annoncent un surcoût minimum par poids lourd de 15 T de
fret, en zone de montagne, par rapport au mode ferroviaire, dans
le cadre d'un développement durable, de 1 Euro le kilomètre.
La déroute du rail dans les Pyrénées est
particulièrement affligeante. Le redressement ne passe
pas simplement par une ligne TGV Montpellier - Barcelone,
encore une fois pour réaliser l'écrémage
d'une clientèle solvable, mais par la pénétration
de la voie à écartement normal en Espagne. En
ce sens le CIAPP s'est prononcé pour une voie ferrée
nouvelle entre Barcelone et Perpignan, ouverte au trafic marchandises,
pour la réouverture de la ligne Pau - Canfranc et pour
les investissements nécessaires à la réhabilitation
de la liaison Barcelone - Toulouse.
Nous sommes très attentifs aux techniques
de ferroutage préconisées pour une traversée
centrale des Pyrénées qui rééquilibrerait
les échanges sur l'ensemble de la chaîne, celles-ci
ne devant pas conduire à renoncer aux infrastructures existantes
et actuellement délaissées.
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| Commentaires |
L'avis du CIAPP relève manifestement d'un comportement
primaire d'une rare médiocrité ou de la participation
à un lobbying irréfléchi.
Quelques exemples :
1/ Jusqu'à preuve du contraire, le passage des camions
entre la France et l'Espagne se fait à chaque extrémité
de la chaîne. Pourquoi vouloir réaliser un troisième
front de pollution ?
2/ Parler de ferroutage uniquement pour traverser les Pyrénées
est d'un infantilisme déroutant. Pourquoi ne pas envisager
un ferroutage pour les longues distances entre le Nord et le sud
? Pourquoi ne pas faire allusion à la voie maritime ?
Si nous analysons
ces propos, il apparaît que le CIAPP a une vision des transports
pour le moins étriquée. N'imaginer le ferroutage
que pou traverser les Pyrénées c'est accepter des
arrivées massives de camions en des lieux où il
n'y en a pas.
Mais comment ces camions arriveraient-ils ?
Il faudrait construire des autoroutes pour arriver à Tarbes
ou Lannemezan ?
Voilà une vision de la protection de l'environnement assez
spéciale.
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