(....)
En ce qui concerne
l'industrie et l'énergie, ce sont deux domaines qui ont eu une
place très importante au cours de ce sommet. Nous avons exprimé
notre volonté de relancer les interconnexions électriques
et de travailler dans le domaine de l'industrie pour remettre en route
une politique industrielle active, une politique partagée dans
l'Union européenne, mais aussi une politique de coopération
bilatérale. Les communications entre les deux côtés
des Pyrénées ont eu une place centrale dans notre sommet,
car comme vous le savez, le transport des personnes et des marchandises
nécessite dans les connexions transpyrénéennes
d'importants efforts en matière d'infrastructures, tant en
ce qui concerne les chemins de fer que les routes. De manière
complémentaire à cela, nous avons ouvert de nouvelles
perspectives en matière de transport maritime.
Je dois vous dire
que le sommet d'aujourd'hui marque une relance profonde de notre volonté
en ce qui concerne les connexions prévues, déjà
planifiées, certaines d'entre elles déjà en cours
d'exécution, qu'il s'agisse des connexions par chemins de fer
ou par route. Nous souhaitons donc que cela s'accélère.
Nous avons la volonté de faire des choses qui soient au bénéfice
de l'Espagne, mais également de la France dans le cadre de cet
espace que sont les Pyrénées qui jusqu'à maintenant
ont été une séparation, mais qui devraient être,
au contraire, un trait d'union entre nos économies. Et pour nos
deux pays, elles vont devenir un espace de continuité.
Nous avons donc
décidé de créer un sommet spécifique des
régions autonomes voisines de la France, et des entités
territoriales du côté français. Ce sommet sera présidé
par les deux Premiers Ministres des deux pays et par les représentants
des différentes régions concernées. Ce sommet permettra
de remettre à jour tout cet ordre du jour en ce qui concerne
les communications par chemins de fer, par route. Mais cela permettra
aussi d'ouvrir d'autres perspectives, c'est-à-dire de travailler
ensemble à ouvrir des espaces industriels pour éviter
les délocalisations, à relancer de nouvelles initiatives
conjointes sous l'égide de la coopération. Ce sommet spécifique
aura lieu au cours du premier semestre 2005 et je pense qu'il y aura
très rapidement des invitations qui vont surgir pour que ce sommet
ait lieu à tel ou tel endroit.
(...)
QUESTION - Une question au Président CHIRAC, si
vous le permettez, l'une des premières nouvelles qui soient sorties
de ce Sommet, c'est la traversée centrale des Pyrénées
dans les plans d'infrastructure de nos deux pays et l'engagement
de commencer à étudier les tracés pour l'année
prochaine. C'est un grand progrès pour ce projet qui fait partie
des priorités de la politique de transport de l'Union européenne.
Monsieur le Président, pouvez-vous nous donner d'autres détails,
est-ce que vous pouvez nous garantir qu'il n'y aura pas d'entraves politiques,
qu'il n'y aura pas de difficultés budgétaires vu que c'est
quand même un projet à très long terme ?
LE PRESIDENT
- C'est une décision commune qui a été arrêtée,
qui correspond à un vrai besoin. La traversée centrale
des Pyrénées et nous nous engageons dans cette voie, et
naturellement il faudra le temps de la préparer et de l'exécuter,
mais la volonté y est. C'est d'ailleurs ce qu'ont déclaré
les deux ministres, espagnol et français. Sur ce point, je vous
propose de vous reporter à leur déclaration.
M. JOSE LUIS
ZAPATERO - J'aimerais ajouter que c'est pour le gouvernement
espagnol l'une de nos premières priorités pour notre politique
de communication, cette liaison centrale des Pyrénées,
nous considérons en effet que c'est extrêmement important
pour le développement de la Communauté autonome de l'Aragon.
Et comme l'a affirmé notre sommet d'aujourd'hui, ce projet recevra
un soutien des deux gouvernements.
Le
texte complet : Palais
de l'Elysée