| Des
candidats entre oui prudent et non catégorique |
POLITIQUEMENT
SENSIBLE. LA TRAVERSÉE DES PYRÉNÉES S'INVITE DANS
LA CAMPAGNE ÉLECTORALE.
Le projet de traversée centrale des Pyrénées (TCP)
qui vise à désengorger les routes du massif s'invite dans
la campagne des élections régionales en Midi-Pyrénées
et des cantonales dans les Hautes-Pyrénées.
Dans la vallée des gaves, entre Lourdes et Gavarnie, itinéraire
présumé le plus central, les comités d'opposants
s'activent et leurs rangs grossissent.
Qu'en pensent les candidats ?
Tout le monde reconnaît que ça ne peut pas durer ainsi.
Mais pour ce qui est des solutions, c'est la foire d'empoigne.
S'il défend l'inscription de la TCP parmi les grandes liaisons
européennes, le président sortant Martin Malvy (PS) n'a
jamais évoqué un tracé : « Pour le moment,
nous demandons une décision politique, sinon dans trente ans
les Pyrénées seront saturées. Ce sont les études
qui détermineront les tracés en prenant en compte toutes
les dimensions, en premier lieu l'environnement ».
Chez son adversaire UMP Jacques Godfrain, « la prudence »
est de rigueur : « Oui à une perméabilité
vers l'Espagne mais sans saccager les paysages et sans annonces maladroites.
Il faudra choisir le tracé en fonction de l'impact sur l'environnement,
pas forcément au centre ».
Louis Aliot (FN) attend des études mais estime que « le
choix d'un tracé dans les Hautes-Pyrénées n'est
pas le bon ».
Pour CPNT, « le centre des Pyrénées n'est pas le
bon endroit. Les flux se situent sur les axes ».
Jean-Pierre Bataille, leader de la liste alternative et verte oppose
un non aussi ferme : « Mieux vaut développer le ferroutage
aux extrémités du massif que créer ce tunnel qui
aspirera les camions vers le Grand Sud. On va en plus créer,
comme en vallée d'Aspe avec le tunnel du Somport, des divisions
entre riverains et des troubles sociaux ».
Lucien Sanchez (LO-LCR) se déclare contre au nom de l'impact
sur l'environnement local, du coût excessif et surtout parce qu'un
tel tunnel « fluidifiera le trafic de camions sur les routes sans
le réduire globalement ».
A l'UDF, Michel Valdiguié souhaite des liaisons de proximité
entre vallées mais s'oppose à « ce projet coûteux
et disproportionné ». Au nom de trois logiques, «
celle du tourisme rural qui repose sur un patrimoine préservé,
celle du ministre Gilles de Robien qui souhaite développer le
transport maritime et celle
d'Hannibal qui, à l'époque
romaine avec ses éléphants, a montré que les voies
naturelles pour franchir les Pyrénées étaient les
axes côtiers ».
Source : La
Dépêche du Midi
Article paru le 02/03/2004
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Sur son site
Web , Jean Glavany, député socialiste des Hautes-Pyrénées
et ancien Ministre écrit : |
Dans la réalité
technique, ce projet devra veiller à préserver très
rigoureusement l'environnement des vallées concernées
et à faire l'objet d'un vrai débat démocratique
au plan local, régional et national.
Ce projet a déjà suscité l'approbation de la plupart
des élus des régions concernées, françaises
comme espagnoles, ainsi que de la Commission Européenne.
Le président du gouvernement espagnol, Mr Aznar, vient d'écrire
au président de la République Française pour soutenir
le projet. Les dernières résistances concernent donc notre
gouvernement.
2 mars 2004
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| TCP
: la droite dépose une motion au conseil général |
Au nom de l'Entente
Républicaine, l'élu lourdais José Marthe a déposé
une motion contre le projet de Traversée Centrale des Pyrénées.
Les six élus de droite (José Marthe, Rolland Castells,
Jacques Béhague, Bruno Lepore, Jean-François Calvo, André
Lapeyre) ainsi que Josette Bourdeu (PRG, Lourdes-Est), Georges Azavant
(PRG, Argelès-Gazost), Marc Léo (PRG, Aucun) ont voté
pour, soit 9 voix. Les autres conseillers généraux (25)
se sont abstenus. Une commission concernant ce projet devrait être
mise prochainement en place. Voir
les résultats de cette commission.
Source : Lourdes-Infos
17 avril 2004
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