LE TOUR ET L'ENVIRONNEMENT DANS LES PYRENEES


Le passage du Tour de France et autres courses cyclistes ne sont pas sans conséquences sur l'environnement naturel des zones traversées dans les Pyrénées. Un coût peu visible mais néanmoins garanti dû à plusieurs phénomènes.


Conséquences, actions et moyens mis en place pour le Tour et autres courses cyclistes

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Le Tour de France dans les Pyrénées

 

 
La circulation routière


La circulation routière
se trouve accrue les jours de passage du Tour de manière assez considérable dans les cols et sur des petites routes, hors des grands axes traditionnels. A chaque foi, c'est un peu plus de gaz d'échappement qui se dégagent. La caravane et les voitures suiveuses s'ajoutent à celles des spectateurs souvent plus sportifs au volant de leur camping cars que sur un vélo.
Il est impressionnant de voir, la veille d'un passage et durant la nuit, un nombre impressionnant de camping-cars équipés de radios, CB, télévision, etc… se déplacer pour se rendre à un endroit " stratégique " pour voir passer le Tour. Il y a de nombreux habitués qui " font " le Tour tous les ans et connaissent parfaitement la route et les lieux de stationnement depuis de nombreuses années. Le Tour devient une forme de vacances. C'est ainsi que nous voyons, en montagne, la route du Tour se transformer en un gigantesque camp de nomades squattant tout ce qui peu l'être : cours de maisons non occupées, chemin, parking, bandes d'arrêts, champs non clôturés, etc…. sans aucun souci de la propriété privée et encore moins de la protection des lieux : poubelles, branches d'arbres coupés, feux de camp et barbecues improvisés, etc…

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La foule des spectateurs


La foule des spectateurs
se massant sur les bords de routes et plus spécialement dans les montées de col est tout aussi remarquable : pelouses d'altitude, cultures et herbe de fauche piétinés si personne n'a pris la précaution de clôturer, clôtures défaites ou brisées même si un troupeau y est enfermé, papiers de toutes sortes, WC improvisés un peu partout, etc…. sans compter les arbres cassés, les jeunes pousses arrachées y compris dans des propriétés privées, etc…

Ce n'est pas un hasard si le Tour emploie une société de nettoyage pour passer après… les spectateurs qui se croient dans une salle de cinéma de banlieue et que la Région Midi-Pyrénées emploie 12 personnes également pour nettoyer (à 12 personnes ils ne vont pas faire grand chose).

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Quoi faire face à ces actes ?


Y a-t-il une tentative d'explication, d'éducation de faite par la Société du Tour ? Si oui, ce n'est pas très visible et son site Web n'en fait pas état. Mieux, l'environnement n'est pas sa préoccupation.

Sans vouloir remettre en cause l'existence du Tour (ça paraît difficile), il y a peut être une démarche à faire dans le cadre d'un développement durable de cette activité outdoor qui pourrait être un exemple pour d'autres : autres compétitions cyclistes, courses à pied sur route et hors route, etc….

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Les moyens mis en place par la région Midi-Pyrénées : Opération Midi-Pyrénées Propre sur la route du Tour de France 2003


A l'occasion du centenaire du Tour de France, le public pourra de nouveau apprécier la présence des animateurs "Midi-Pyrénées Propre" dans notre région.
Une douzaine d'employés de l'Agence Régionale Pour l'Environnement, opérateur du Conseil régional Midi-Pyrénées, et du CPIE de Bagnères-de-Bigorre, arpentera courageusement les routes à pied du 17 au 21 juillet, près des étapes du Tour en Midi-Pyrénées et dans les fameux cols
des Pyrénées, avec pour mission de sensibiliser le public au geste propre.
L'équipe sera cette année renforcée à certaines étapes par des employés municipaux. 50 000 mini-sacs propreté, et près de 5000 sacs 110 litres en plastique recyclé, seront distribués au public pour lutter contre les déchets sauvages.
Grâce à cette initiative régionale, la seule menée sur le Tour de France depuis maintenant 3 ans, les communes-étapes sont nettoyées 4 à 5 fois plus rapidement !
Jusqu'à 1000 m3 de déchets seront récupérés sur les seules routes du Tour en Midi-Pyrénées cette année.
(Communiqué)

Contact :
Stéphanie GERON
Agence Régionale Pour l'Environnement de Midi-Pyrénées
14 rue Tivoli - 31068 Toulouse
Tél. 05 34 31 97 15 - Fax 05 34 31 18 42.

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La caravane passe, les déchets restent


COL D'AUBISQUE. --Après le passage des cyclistes du Tour « Vélo Magazine », des milliers de détritus jonchaient encore le parcours hier. Faute de nettoyage


« En à peine cinq heures, ils ont saccagé l'Aubisque ! » Claudie Helip est en colère. La première adjointe de la petite commune de Béost, dont dépend le célèbre col, n'en croit pas ses yeux, lorsqu'elle se rend sur place, hier après-midi.
Des milliers de bouteilles d'eau en plastique, des emballages de biscuits vides et des pelures de fruits jonchent le sol. Ce sont les restes du passage de l'étape du Tour « Vélo Magazine » qui s'est tenue lundi, entre Mourenx et Pau.
Sur le col d'Aubisque, comme sur le plateau du Benou et à l'arrivée de l'étape à Pau, des stands de ravitaillement avaient été installés pour alimenter les 7 885 cyclo-sportifs. Jusque-là, rien d'anormal.
En revanche, le site devait être nettoyé de fond en comble et retrouver son éclat naturel dès la fin de l'épreuve. Or, seule une partie des détritus a été enlevée dès lundi soir.
« J'ai rencontré les organisateurs vendredi dernier sur cette question. Ils m'ont assuré que tout serait propre le lendemain de la course, au plus tard. Si demain rien n'est fait, je prendrai des dispositions », déclarait hier, Roger Belestra-Labourdette, le maire de Béost. Déjà, un rendez-vous est fixé aujourd'hui, avec le président de l'intercommunalité de la vallée d'Ossau, Francis Courrouau, pour trouver des solutions au plus vite.

« Nous ne sommes pas responsables. »
Joint par téléphone, Jean-François Alcan, le directeur de l'épreuve « Vélo Magazine », décline toute responsabilité. En effet, le nettoyage des 177 kilomètres de course a été confié à trois associations locales : Emploi vert pour la zone entre Mourenx et Oloron, Estivade d'Aspe-Pyrénées pour les routes entre Oloron et Ferrières et Béarn solidarité pour le tronçon entre Ferrières et Pau.
« Ces associations nous ont été conseillées par le Département et nous les avons rémunérées 900 euros chacune pour cette tâche », souligne le directeur de la course.
Malheureusement, le col n'est pas le seul endroit concerné. Sur une partie du parcours emprunté par « Vélo Magazine », aux alentours de Gourette, des bouteilles, capsules de gel énergétique et autres emballages de produits utilisés par les coureurs souillent encore les bords de route. De véritables taches en cette période à forte affluence touristique.

Manque d'efforts.
Hier soir, les responsables de l'association chargée de nettoyer le secteur demeuraient injoignables. « Peu importe les raisons. Tous les ans, nous accueillons la course pédestre d'Aubisque et ses 1 800 participants. On n'a jamais vu ça ! », s'exclamait Roger Belestra-Labourdette. « Cette compétition est assortie du label Montagne propre, qui consiste à disqualifier tout sportif repéré en train de jeter des ordures sur le parcours ».
Pour Nicolas Nespoulous, gérant de l'hôtel de l'Aubisque, les efforts pour préserver l'environnement ont été insuffisants. « Disposer des poubelles un peu partout, c'est quand même pas sorcier ! On aurait évité tout ça. »

Auteur : Elisa Artigue-Cazcarra
Source : Sud-Ouest du 13 juillet 2005

Les « nettoyeurs » de l'Aubisque ont été pris de court

ETAPE DU TOUR. -- Les personnes chargées de ramasser les déchets après le passage des « cyclos » étaient bien au travail. Mais la tâche était énorme. Et l'Aubisque n'a pu être nettoyé que hier. La présidente de l'association Estivade d'Aspe-Pyrénées explique

« Personne n'a sans doute bien mesuré l'ampleur du travail qu'il y avait à faire ». C'est ce que confiait hier Marthe Clot, la président de l'association Estivade d'Aspe-Pyrénées qui a été chargée par les organisateurs de l'Etape du Tour « Vélo Magazine » de nettoyer une partie de la route derrières les 7 800 cyclotouristes ayant effectué l'étape Mourenx-Pau. Mardi soir, bon nombre de déchets restaient en effet au sommet du col de l'Aubisque, dans le secteur imparti aux équipes de Estivade d'Aspe-Pyrénées. « Les gens sont bien au travail. La mission qui nous a été confiée consistait à enlever les déchets entre le mardi 12 et le vendredi 15 juillet entre Oloron et Ferrières », explique Marthe Clot. Tout en précisant que, mardi, les personnes chargées du nettoyage étaient arrivées jusqu'au plateau du Bénou, mais pas encore sur l'Aubisque, où elles devaient se rendre en fait mercredi afin d'enlever les nombreuses bouteilles plastique, sachets et autres détritus laissés par le passage de la gigantesque caravane sportive après les points de ravitaillement ». Une tâche qui n'a rien de simple compte tenu des importantes quantités de déchets à ramasser. « Notamment à Sarrance, où les gens ont passé beaucoup de temps », poursuit-elle. Tout en précisant que ce travail de nettoyage est assuré pour son association par deux équipes de sept personnes. L'effectif était-il insuffisant au regard de la tache à accomplir ? Mardi, sur l'Aubisque, on craignait en effet qu'un coup de vent, fréquent à ces altitudes, ne disperse les déchets sur les flancs de la montagne. Et l'on soulignait la nécessité d'agir rapidement. Une contrainte qu'admettait hier Marthe Clot. « Nous ne sommes toutefois pas comme les sociétés privées, qui peuvent travailler jouer et nuit », expliquait-elle. Tout en précisant que, mercredi soir, le col de l'Aubisque aurait été nettoyé. Et qu'aujourd'hui jeudi, des gens veilleraient également à ramasser les déchets ayant pu être éparpillés alentours.
Source : Sud-Ouest du 13 juillet 2005

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