Le loup, l’ours et le lynx pourraient-ils devenir un gibier pour les chasseurs afin des protéger ?

La crainte de beaucoup d’éleveurs est de voir un jour le loup déclassé et se situer au rang de simple gibier. Ceci signifierait qu’il reste installé pour toujours avec son lot de prédations. D’un autre côté, si c’était le cas, ce serait aux chasseurs de payer les dégâts comme pour les sangliers et chevreuils.

Il y a quelques jours, « Plaisir de la chasse » titrait sur sa page Facebook : « La chasse : grand retour annoncé ». Mais la chasse à quoi. A la bécasse, au lapin, au sanglier ou… au loup ? Il s’agit en fait des prédateurs. Le loup, l’ours et le lynx sont des prédateurs….. Nous reproduisons ci-dessous ce texte annonciateur d’un article dans la revue.

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Time-America-s-pest-problemSeule la chasse, bien organisée, peut permettent de contrôler un afflux historique d’animaux sauvages, notamment de grands prédateurs à proximité des villes, lesquels mettent en danger la sécurité des citoyens. C’est un des grands noms du journalisme américain, David James Von Drehle, qui l’affirme dans un long article très détaillé qui, cette semaine, fait la “une” du Time magazine, le plus prestigieux hebdomadaire d’information Outre-Atlantique (3 millions d’exemplaires vendus dans le monde).

Von Drehle explique que la chasse ne cesse de gagner en popularité aux États-Unis depuis 2006. « Il est temps de tourner le dos à la sensiblerie et de concevoir la chasse avec les yeux du XXIe siècle, écrit-il. En assumant soigneusement leur rôle de prédateurs, dans un esprit de développement durable, les chasseurs garantissent la cohabitation de l’homme et de la faune sauvage (the coexistence of humans and wildlife sustainable). »

Cet article devrait avoir un grand retentissement ces prochains mois. Il procède d’un mouvement d’idées en plein essor. Dans l’édition de Plaisirs de la chasse en cours de fabrication, la journaliste scientifique Élodie Courtejoie consacre un article à ce « phénomène des espèces sauvages s’adaptant par nécessité à des milieux modifiés ce qui donne lieu à une remise en cause radicale du prêt à penser écologiste. »

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Observations
En attendant cet article, est-ce que les chasseurs ont pensé que les éleveurs pourraient avoir pour exigence zéro prédateur ?

Si ces grands prédateurs deviennent gibier, les chasseurs vont devoir payer les dommages aux troupeaux. La note pourrait bien être salée….

Louis Dollo

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