Dans le Haut Var : Impuissants face au loup

Prédation sur brebis

Prédation sur brebis

Facile, depuis un bureau, derrière un ordinateur, de dire aux éleveurs « y a ka » et présenter les mesures officielles de protection imaginées par on ne sait qui mais sûrement pas par un berger ou éleveur confronté au loup au quotidien.

Ce matin, Céline vient de nous envoyer le mail qu’elle a transmis à la DDT du Var (Service de la Préfecture). La situation est édifiante et montre l’impuissance qu’un éleveur ou un simple  résident avec un caniche peut éprouver face à ce prédateur présenté par des écologistes comme peureux, craintif,  gentil et inoffensif.

« Pour info il y a 15 jours Jean-Vincent a retrouvé 12 brebis mortes étouffées d’un mouvement de panique dans le parc électrifié gardé par les Patous. C’était sur le même secteur que l’attaque de 2012. Nous avons signalé l’incident pour info à l’ONCFS mais évidemment pas de constat possible car pas de trace de morsure ». Voilà toute la difficulté de la preuve que doit apporter un éleveur qui ne sera, évidemment pas remboursé des dégâts. Et pendant ce temps, les bien-pensants de l’écologie expliqueront que les éleveurs sont grassement remboursés et même que la prédation de loup est une opportunité intéressante pour leur rémunération.

Loup2Elle poursuit : « Quelques jours avant un loup a été aperçu sur Fox-Amphoux la commune juste à côté. Si les Patous ont rempli leur fonction la mortalité est tout de même là… C’est la 1ère fois que nous observons ce type de panique dans un parc de nuit (enfin 2ième car il y avait aussi eu une  brebis étouffée en 2012 le jour de l’attaque) ». Encore une fois, nous voyons les limites des mesures de protection. Et la question : ne vaut-il pas mieux laisser le troupeau en liberté ?

Céline apporte une information complémentaire : « Nous avons aussi eu comme information qu’un particulier s’est fait emporter son caniche par un loup à Régusse il y a une semaine. Il a été témoin et n’a rien pu faire… D’après la coopérative agricole à Aups il est un peu choqué ». Les éleveurs et bergers ne sont donc plus les seuls concernés. Après les chevaux de loisir, les chiens des bergers, c’est maintenant le tour des chiens des particuliers. A quand les humains comme au bon vieux temps jadis tant souhaité par les écologistes qui vantent la cohabitation ?

Voilà un témoignage supplémentaire qui nous promet un bel avenir, pas seulement en montagne mais aussi en plaine.

Louis Dollo

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