La Préfectures des Hautes-Pyrénées et les services de l’état ont adopté une position plutôt favorable à l’écobuage en favorisant les explications. Néanmoins, il reste parfois des incohérences entre la réalité du terrain et la logique administrative.
Bien sûr, il existe un arrêté préfectoral organisant les conditions de réalisation des écobuages.
Mais celles-ci sont relativement souples même si des règles constituent toujours des contraintes avec leurs revers.
Le dialogue existe à travers des "Commissions Locales" tel que le précise l'arrété préfectoral dans son article 8 -
Dans les communes ou groupements de communes dotés d'une Commission Locale d'écobuage agréée, et bénéficiant d'un plan de feu approuvé,
le Préfet pourra sur les territoires concernés instaurer des dispositions spécifiques adaptées, en matière d'écobuage.
Nous pouvons quand même être surpris de la réaction de ceux qui ont en charge de combattre le feu, les Sapeurs Pompiers. Il a été particulièrement surprenant de voir
que dans les Hautes-Pyrénées, le CODIS se soit constitué partie civile à la suite des incendies de février 2002.
Hier en fin d'après-midi, sur le massif du Pibeste à Ouzous, près d'Argelès-Gazost, une vingtaine de sapeurs-pompiers des centres de secours d'Argelès et de Lourdes est intervenue pour maîtriser un feu d'écobuage qui prenait une ampleur imprévue. Deux granges étaient susceptibles d'être menacées par les flammes.
Source: Lourdes-Infos - Mis en ligne samedi 9 février 2008-8h10
Dans le cadre d'un pastoralisme vivant et actif, il n'y aurait eu aucun danger pour des granges. Pourquoi?
Louis Dollo, le 15 février 2008